Christian Combaz
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L’âge du rôle – Prévente

20,00

Prévente - Expédié à partir du 10 octobre

précédé de Eloge de l'âge

Le monde qui séparait autrefois les générations a été progressivement remplacé par une société où l’on cherche à abolir les différences d’âge.Même vocabulaire, mêmes loisirs, mêmes vêtements, mêmes objets, mêmes aspirations : la société de consommation tend à transformer toutes les générations en un immense marché unique.L’enfant et le retraité deviennent alors deux consommateurs parmi d’autres.C’est pourquoi Combaz formule une idée particulièrement actuelle : en faisant disparaître la vieillesse de notre imaginaire, nous perdons une partie de notre propre humanité.La vieillesse devient en effet le premier révélateur du déclassement provoqué par la technologie. Le vieux professeur de la scène initiale, qui cherche une cabine téléphonique, apparaît rétrospectivement comme une figure prophétique : le monde qui arrive devient progressivement illisible pour celui qui n’en maîtrise plus les codes. L’auteur estime même que la vieillesse est devenue l’une des premières victimes de cette accélération technologique.Mais le propos ne se limite pas à la technologie.Combaz s’interroge aussi sur la place sociale du retraité.La société moderne exige énormément de l’individu pendant sa vie professionnelle. Elle lui demande de se consacrer au travail, à l’entreprise, à la réussite. Puis, au moment de la retraite, elle lui offre brutalement une liberté à laquelle il n’a pas été préparé.Or, si l’homme s’est défini toute sa vie par son métier, que devient-il lorsque celui-ci disparaît ?L’auteur souligne ainsi l’injustice d’une société qui congédie ceux qu’elle a d’abord mobilisés « corps et âme », puis leur demande soudain de savoir vivre autrement.
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Le monde qui séparait autrefois les générations a été progressivement remplacé par une société où l’on cherche à abolir les différences d’âge.Même vocabulaire, mêmes loisirs, mêmes vêtements, mêmes objets, mêmes aspirations : la société de consommation tend à transformer toutes les générations en un immense marché unique.L’enfant et le retraité deviennent alors deux consommateurs parmi d’autres.C’est pourquoi Combaz formule une idée particulièrement actuelle : en faisant disparaître la vieillesse de notre imaginaire, nous perdons une partie de notre propre humanité.La vieillesse devient en effet le premier révélateur du déclassement provoqué par la technologie. Le vieux professeur de la scène initiale, qui cherche une cabine téléphonique, apparaît rétrospectivement comme une figure prophétique : le monde qui arrive devient progressivement illisible pour celui qui n’en maîtrise plus les codes. L’auteur estime même que la vieillesse est devenue l’une des premières victimes de cette accélération technologique.Mais le propos ne se limite pas à la technologie.Combaz s’interroge aussi sur la place sociale du retraité.La société moderne exige énormément de l’individu pendant sa vie professionnelle. Elle lui demande de se consacrer au travail, à l’entreprise, à la réussite. Puis, au moment de la retraite, elle lui offre brutalement une liberté à laquelle il n’a pas été préparé.Or, si l’homme s’est défini toute sa vie par son métier, que devient-il lorsque celui-ci disparaît ?L’auteur souligne ainsi l’injustice d’une société qui congédie ceux qu’elle a d’abord mobilisés « corps et âme », puis leur demande soudain de savoir vivre autrement.
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