À LA REDÉCOUVERTE DU PATRIARCAT PERDU
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Le patriarcat est aujourd’hui présenté comme la matrice de toutes les dominations. Mais savons-nous encore ce qu’il fut réellement — et ce que sa disparition a emporté avec elle ?
Dans cet essai ambitieux, Alexis Perot confronte plusieurs grandes lectures anthropologiques de l’histoire. Emmanuel Todd lui fournit sa cartographie des systèmes familiaux européens ; René Girard, sa compréhension du désir mimétique, du sacrifice et de l’indifférenciation ; Sylvain Durain, la distinction entre le matriarcat sacrificiel et le patriarcat chrétien. La pensée catholique traditionnelle de Mgr Henri Delassus et les observations de Frédéric Le Play viennent compléter cette confrontation intellectuelle d’une exceptionnelle fécondité.
L’auteur propose ainsi une autre histoire de la famille française. Malgré la diversité de ses traditions régionales — familles nucléaires, souches ou communautaires —, l’ancienne France s’était organisée autour d’une même architecture de la paternité : le Père céleste, le roi comme père de son peuple, puis le père de famille. Loin de se réduire à une domination arbitraire, cet ordre assurait la transmission entre les générations, protégeait les différences et contenait les rivalités mimétiques.
La Révolution française constitue dès lors une rupture décisive. En combattant l’Église, en décapitant le roi et en retirant au père une part essentielle de ses prérogatives, puis en imposant par le Code civil le partage des héritages, elle fait progressivement de l’individu, plutôt que de la famille, la cellule fondamentale de la société. Commence alors le passage de la famille patriarcale à la famille instable.
Des guerres de Religion à la Révolution, de la littérature romantique à la crise contemporaine de la paternité, Alexis Perot retrace la disparition d’un ordre familial, politique et spirituel. Il distingue également le patriarcat chrétien de sa caricature bourgeoise et autoritaire du XIXe siècle : le père authentique n’est pas celui qui concentre tous les droits, mais celui qui assume la charge de transmettre, de protéger et de répondre de ceux qui lui sont confiés.
À l’heure où la filiation, l’autorité et jusqu’à la différence sexuelle sont profondément remises en cause, ce livre permet de comprendre la généalogie de la famille contemporaine. Une enquête essentielle sur le monde que nous avons perdu — et sur les conditions de sa possible reconstruction.
Informations complémentaires
| Poids | 0,250 kg |
|---|---|
| Format du livre | Broché (papier), Livre numérique, ebook |
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À LA REDÉCOUVERTE DU PATRIARCAT PERDU
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L’Esprit familial : famille, cité et État – Henri Delassus
L’Esprit familial dans la maison, dans la cité et dans l’État est un ouvrage majeur de Monseigneur Henri Delassus consacré au rôle fondamental de la famille dans l’organisation des sociétés humaines. Publié en 1910, ce texte conserve aujourd’hui une actualité frappante.
D’abord, l’auteur rappelle que la famille constitue la cellule première de toute civilisation. Selon Delassus, Dieu a inscrit dans la création des lois naturelles destinées à assurer la transmission, la stabilité et la prospérité des sociétés. Ces lois reposent sur la religion, les traditions et les mœurs héritées des générations précédentes.
Ensuite, le livre analyse la structure de la famille dite patriarcale. L’autorité du père, l’ordre domestique et la continuité entre la famille, la cité et l’État forment un équilibre cohérent. Cet équilibre a longtemps permis la stabilité sociale, la fécondité des peuples et l’élévation morale des sociétés.
Par ailleurs, Monseigneur Delassus compare les différents régimes familiaux encore existants dans le monde. Il distingue la famille patriarcale, la famille-souche et la famille instable. Cette typologie permet de comprendre les causes profondes de la désagrégation familiale moderne.
Enfin, l’ouvrage montre comment la destruction progressive de l’esprit familial a conduit à l’effondrement des repères. L’affaiblissement du rôle du père, la marginalisation de l’Église et la prolifération de lois destructrices ont favorisé l’émergence d’une famille instable, sans union durable ni projection vers l’avenir.
Cette réédition est accompagnée d’une préface de Sylvain Durain, intitulée « Éloge du patriarcat ». Elle permet de replacer l’œuvre dans son contexte et de clarifier la notion de famille patriarcale, loin des caricatures contemporaines.
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Un complément indispensable au livre de Sylvain Durain “Ce sang qui nous lie”