Iliade
29,00€
Cet ouvrage, à la couverture rigide, contient 160 illustrations. Il est accompagné d’un marque-page illustré de la carte de la Grèce antique, au recto, et d’un récapitulatif des principaux protagonistes (héros, dieux, etc.) ainsi que de leurs rôles et attributs, à côté et au verso.

L’Iliade, avec l’Odyssée, résonne au fond de notre imaginaire. Tous ne l’ont pas lue, mais chacun sait, avec plus ou moins de netteté, qu’elle est un des mythes fondateurs de notre civilisation. Auréolée de navires, de boucliers, de lances et de flèches, on en voit des bribes autour des remparts de Troie. Des figures apparaissent : Achille aux longs cheveux, Patrocle son ami si cher, Ulysse aux conseils avisés, les deux Ajax, le fougueux Agamemnon et son frère Ménélas que tous accompagnent pour reprendre la belle Hélène enlevée par Pâris, frère de l’intrépide Hector et fils de Priam, roi d’Ilion. Sur le mont Ida, les dieux veillent, se disputent, prennent parti, se mêlent aux destinées humaines, et l’on sent bien que l’Iliade est bien plus que le récit d’une guerre. C’est qu’il y a là tout le tragique et toute la noblesse des hommes : qu’ils soient liés par un serment ou par l’amitié, ils affrontent, chacun à leur manière un destin qu’ils connaissent parfois implacable. Ils implorent les dieux, offrent des sacrifices, tentent d’attirer leurs faveurs. Et les dieux répondent. L’homme n’est pas seul ; c’est cela aussi que nous disent ces épopées. Héritier d’une lignée – fils de son père, descendant d’un roi, d’un dieu même, fruit d’une nécessité parfois – chacun doit à ses ancêtres d’être digne de son sang. Héroïque et faible à la fois, coléreux, jaloux, inquiet, il peut tirer de ses défaillances mêmes la force de se surpasser et mourir au combat parce que là est son devoir. Le temps est suspendu ; les femmes attendent et pleurent un fils, un mari qui ne reviendra peut-être pas. Il combattra pour elles, périra peut-être, et s’il se sacrifie, avec courage et grandeur, elles, dans l’ombre, impuissantes à le fléchir, se sacrifient tout autant ; car elles aussi savent que les Moires ont tracé les destins. Ainsi, L’Iliade raconte cet instant où l’homme bascule, où le héros s’éveille, où luttent les sentiments contraires pour finalement laisser apaisé celui qui sait qu’il n’a pas failli.
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| Poids | 0,800 kg |
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Iliade
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Fables, Jean de La Fontaine
Les Fables de La Fontaine ont bercé notre enfance. Tous, nous citons parfois, sans toujours savoir de quel texte elle est tirée, une rime, une maxime, une morale des Fables. Et nous oublions que derrière ces strophes, qui appartiennent à notre patrimoine commun aussi sûrement que les châteaux ou les vignobles de France, il y a un homme, et même souvent deux. L’un français, né en 1621, l’autre grec, né vers 620 avant J.-C. En effet, le premier recueil, composé de six livres, parut sous le titre de Fables d’Ésope mises en vers par M. de La Fontaine. Mais il s’inspira aussi d’Horace, de Tite-Live, d’Hippocrate, de Phèdre et de bien d’autres auteurs de l’Antiquité, de récits animaliers médiévaux et même de textes orientaux, notamment issus de la tradition indienne.
Particulièrement présente dans le premier recueil dédié au Dauphin Louis de France, alors âgé de sept ans, la fonction éducative de ces textes est essentielle pour l’auteur lui-même : « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes » dira le fabuliste. Dès le début du XVIIIe siècle, ces apologues sont utilisés comme support d’enseignement par les jésuites et les précepteurs privés, et deviennent, à partir de la IIIe République, des incontournables de l’école primaire. Victoire du fort sur le faible, du rusé sur le naïf, de la cruauté froide sur la pitié, ces vers décrivent, sous forme allégorique, la société du Grand Siècle. Depuis, il y a eu la philosophie humaniste, des révolutions, le socialisme et bien d’autres mouvements ayant pour ambition d’améliorer les rapports des hommes entre eux, mais l’âme humaine est immuable et ces Fables, avec leur finesse et leur lucidité, sont encore aujourd’hui d’une totale actualité.
Jean de la Fontaine, né en 1621 à Château-Thierry dans l’Aisne et mort en 1695 à Paris, est un poète et écrivain français s’inscrivant dans la tradition des moralistes. Élu en 1684 à l’Académie française, il est l’auteur de contes, de pièces de théâtre et de livrets d’opéra, mais ce sont ses fables, au nombre de deux cent quarante-trois, parues en douze livres réunis en trois recueils, qui ont immortalisé son nom. Considérées comme l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française, elles sont ici intégralement rééditées et richement illustrées par des gravures de Gustave Doré.Fables, Jean de La Fontaine
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