Épuisé
Aperçu
Ajouter au panierVoir le panier

Nos vrais maîtres – Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’UE

17,90€
Qui gouverne réellement la France ? Une enquête implacable sur le pouvoir juridique de l’Union européenne.

Qui gouverne vraiment la France ?

Nos vrais maîtres Union européenne pose une question centrale et dérangeante : qui détient réellement le pouvoir politique en France aujourd’hui ? Les gouvernements élus… ou des institutions européennes hors de tout contrôle démocratique ?

Dans cet essai rigoureux et documenté, Ghislain Benhessa démontre que le centre de gravité du pouvoir s’est progressivement déplacé. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont ni la Commission européenne ni les dirigeants politiques qui décident en dernier ressort. Le véritable cœur du système se situe à Luxembourg, au sein de la Cour de justice de l’Union européenne, qui fabrique un droit s’imposant aux États, aux parlements et aux peuples.

Une mécanique juridique au-dessus des nations

À travers une enquête précise, l’auteur montre comment l’Union européenne a bâti une domination juridique irréversible. Par ses décisions, la Cour de justice impose une interprétation du droit qui neutralise toute souveraineté nationale. Les gouvernements exécutent, les parlements suivent, et les peuples subissent.

Mais qui sont réellement ces juges ? D’où viennent-ils ? Quelles idéologies portent-ils ? En retraçant l’histoire de cette construction juridique, Nos vrais maîtres Union européenne révèle des continuités troublantes, depuis l’après-guerre jusqu’à nos dirigeants contemporains.

Des racines historiques rarement exposées

Ghislain Benhessa met en lumière des figures clés souvent absentes du récit officiel : Walter Hallstein, Maurice Lagrange, Karl Roemer, mais aussi Jean Monnet et leurs héritiers politiques. L’ouvrage montre comment, au nom du « bien », une élite a méthodiquement organisé le dessaisissement démocratique des nations européennes.

Loin des discours simplistes, ce livre éclaire la logique profonde d’un système juridique qui rend toute sortie ou toute contestation presque impossible. Nos vrais maîtres Union européenne explique ainsi pourquoi l’Union ne se réforme pas : elle s’impose.

Un livre essentiel pour comprendre l’Europe réelle

Accessible sans être simpliste, cet essai s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre les mécanismes cachés du pouvoir européen. Il complète utilement les réflexions contemporaines sur la souveraineté, le droit et la démocratie.

Docteur en droit et diplômé en philosophie, Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à l’université de Strasbourg. Il est notamment l’auteur de Le Totem de l’État de droit, Comment faire taire le Peuple et On marche sur la tête !.

Nos vrais maîtres Union européenne est un ouvrage indispensable pour qui veut saisir les véritables rapports de force qui gouvernent la France et l’Europe aujourd’hui.

Épuisé
Aperçu
Ajouter à ma liste de souhaits

Nos vrais maîtres – Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’UE

17,90€
Qui gouverne réellement la France ? Une enquête implacable sur le pouvoir juridique de l’Union européenne.

Qui gouverne vraiment la France ?

Nos vrais maîtres Union européenne pose une question centrale et dérangeante : qui détient réellement le pouvoir politique en France aujourd’hui ? Les gouvernements élus… ou des institutions européennes hors de tout contrôle démocratique ?

Dans cet essai rigoureux et documenté, Ghislain Benhessa démontre que le centre de gravité du pouvoir s’est progressivement déplacé. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont ni la Commission européenne ni les dirigeants politiques qui décident en dernier ressort. Le véritable cœur du système se situe à Luxembourg, au sein de la Cour de justice de l’Union européenne, qui fabrique un droit s’imposant aux États, aux parlements et aux peuples.

Une mécanique juridique au-dessus des nations

À travers une enquête précise, l’auteur montre comment l’Union européenne a bâti une domination juridique irréversible. Par ses décisions, la Cour de justice impose une interprétation du droit qui neutralise toute souveraineté nationale. Les gouvernements exécutent, les parlements suivent, et les peuples subissent.

Mais qui sont réellement ces juges ? D’où viennent-ils ? Quelles idéologies portent-ils ? En retraçant l’histoire de cette construction juridique, Nos vrais maîtres Union européenne révèle des continuités troublantes, depuis l’après-guerre jusqu’à nos dirigeants contemporains.

Des racines historiques rarement exposées

Ghislain Benhessa met en lumière des figures clés souvent absentes du récit officiel : Walter Hallstein, Maurice Lagrange, Karl Roemer, mais aussi Jean Monnet et leurs héritiers politiques. L’ouvrage montre comment, au nom du « bien », une élite a méthodiquement organisé le dessaisissement démocratique des nations européennes.

Loin des discours simplistes, ce livre éclaire la logique profonde d’un système juridique qui rend toute sortie ou toute contestation presque impossible. Nos vrais maîtres Union européenne explique ainsi pourquoi l’Union ne se réforme pas : elle s’impose.

Un livre essentiel pour comprendre l’Europe réelle

Accessible sans être simpliste, cet essai s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre les mécanismes cachés du pouvoir européen. Il complète utilement les réflexions contemporaines sur la souveraineté, le droit et la démocratie.

Docteur en droit et diplômé en philosophie, Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à l’université de Strasbourg. Il est notamment l’auteur de Le Totem de l’État de droit, Comment faire taire le Peuple et On marche sur la tête !.

Nos vrais maîtres Union européenne est un ouvrage indispensable pour qui veut saisir les véritables rapports de force qui gouvernent la France et l’Europe aujourd’hui.

Ajouter au panierVoir le panier
Épuisé
Aperçu
En rupture de stock
En rupture de stock
Épuisé
Aperçu
Ajouter à ma liste de souhaits
Aperçu
Ajouter au panierVoir le panier

DISCRIMINATION ET DISPARITÉS

24,00€

DISCRIMINATION ET DISPARITÉS – THOMAS SOWELL

Description

Première traduction française du livre de Thomas Sowell, Discripination et disparités paru en 2019 sous le titre Discrimination and disparities. (Traduction et notes : Radu Stoenescu, philosophe)

Thomas Sowell

Thomas Sowell, né en 1930 en Caroline du Nord, est un économiste, philosophe et essayiste américain conservateur de renom. Ancien marxiste converti au libéralisme classique, il a enseigné à Cornell, UCLA et Stanford, tout en publiant plus de 40 ouvrages sur l’économie, les discriminations ethniques et la politique. Il est affilié à l’école de Chicago et a eu pour mentor Milton Friedman. 

Extraits du livre

Ni Mein Kampf d’Hitler ni Le Capital de Marx n’étaient des exercices de vérification d’hypothèses. Certes, le vaste traité économique en trois volumes de Karl Marx constitue une œuvre intellectuelle bien plus considérable, mais l’« exploitation » n’y est, à aucun moment de ses 2 500 pages, envisagée comme une hypothèse à vérifier. Elle en constitue plutôt le postulat fondateur, sur lequel fut érigée toute une superstructure intellectuelle — fondée, en réalité, sur du sable mouvant. Éliminer les « exploiteurs » capitalistes dans les pays communistes n’a pas permis d’élever le niveau de vie des travailleurs, même jusqu’à celui, courant, de nombreux pays capitalistes, où les ouvriers étaient pourtant, selon la conception marxiste, toujours « exploités ». L’idée que la discrimination explique les disparités économiques et sociales exerce sans doute un attrait émotionnel semblable pour beaucoup. Mais nous pouvons, à tout le moins, tenter de considérer ces théories — et d’autres encore — comme des hypothèses susceptibles d’être mises à l’épreuve. Les conséquences historiques du fait d’avoir érigé certaines croyances en dogmes sacrés, soustraits à toute vérification ou à toute logique, devraient suffire à nous dissuader d’emprunter à nouveau cette voie — aussi exaltants ou émotionnellement gratifiants que puissent paraître ces dogmes politiques et les croisades qu’ils engendrent, ou aussi commodes soient-ils pour nous éviter la peine et l’inconfort d’examiner nos propres convictions et de les confronter aux faits. Ch. 1 « Inégalités et prérequis »
Aperçu
Ajouter à ma liste de souhaits

DISCRIMINATION ET DISPARITÉS

24,00€

DISCRIMINATION ET DISPARITÉS – THOMAS SOWELL

Description

Première traduction française du livre de Thomas Sowell, Discripination et disparités paru en 2019 sous le titre Discrimination and disparities. (Traduction et notes : Radu Stoenescu, philosophe)

Thomas Sowell

Thomas Sowell, né en 1930 en Caroline du Nord, est un économiste, philosophe et essayiste américain conservateur de renom. Ancien marxiste converti au libéralisme classique, il a enseigné à Cornell, UCLA et Stanford, tout en publiant plus de 40 ouvrages sur l’économie, les discriminations ethniques et la politique. Il est affilié à l’école de Chicago et a eu pour mentor Milton Friedman. 

Extraits du livre

Ni Mein Kampf d’Hitler ni Le Capital de Marx n’étaient des exercices de vérification d’hypothèses. Certes, le vaste traité économique en trois volumes de Karl Marx constitue une œuvre intellectuelle bien plus considérable, mais l’« exploitation » n’y est, à aucun moment de ses 2 500 pages, envisagée comme une hypothèse à vérifier. Elle en constitue plutôt le postulat fondateur, sur lequel fut érigée toute une superstructure intellectuelle — fondée, en réalité, sur du sable mouvant. Éliminer les « exploiteurs » capitalistes dans les pays communistes n’a pas permis d’élever le niveau de vie des travailleurs, même jusqu’à celui, courant, de nombreux pays capitalistes, où les ouvriers étaient pourtant, selon la conception marxiste, toujours « exploités ». L’idée que la discrimination explique les disparités économiques et sociales exerce sans doute un attrait émotionnel semblable pour beaucoup. Mais nous pouvons, à tout le moins, tenter de considérer ces théories — et d’autres encore — comme des hypothèses susceptibles d’être mises à l’épreuve. Les conséquences historiques du fait d’avoir érigé certaines croyances en dogmes sacrés, soustraits à toute vérification ou à toute logique, devraient suffire à nous dissuader d’emprunter à nouveau cette voie — aussi exaltants ou émotionnellement gratifiants que puissent paraître ces dogmes politiques et les croisades qu’ils engendrent, ou aussi commodes soient-ils pour nous éviter la peine et l’inconfort d’examiner nos propres convictions et de les confronter aux faits. Ch. 1 « Inégalités et prérequis »
Ajouter au panierVoir le panier
Aperçu
Ajouter au panierVoir le panier
Aperçu
Ajouter à ma liste de souhaits
Aperçu
Ajouter au panierVoir le panier

Le visage de Dieu

24,00€

Description

Première traduction française du livre de Sir Roger Scruton, Le visage de Dieu paru en 2012 sous le titre The Face of God. (Traduction et notes : Radu Stoenescu, philosophe)

Roger Scruton

Roger Scruton (1944-2020), philosophe britannique, a défendu avec conviction le conservatisme et les valeurs traditionnelles. Né dans un milieu modeste du Lincolnshire, il a tourné le dos aux idées socialistes de son père pour adopter une vision centrée sur la beauté, la communauté et la liberté. Diplômé de Cambridge, il a marqué les esprits dès 1980 avec The Meaning of Conservatism, devenant une voix forte contre le marxisme et le libéralisme radical. 
Scruton a joint l’action à la parole. Pendant la guerre froide, il a soutenu les dissidents d’Europe de l’Est, organisant des séminaires clandestins en Tchécoslovaquie pour promouvoir la liberté de pensée. Ses engagements ont montré son courage. Avec des ouvrages comme Beauty (2009) ou Fools, Frauds and Firebrands (2015), il a célébré la culture occidentale tout en critiquant ses excès. Installé dans une ferme du Wiltshire, il a vécu selon ses principes jusqu’à sa mort en 2020, laissant une trace qui interpelle encore. Il a écrit, au total, plus de cinquante livres, explorant la philosophie, l’esthétique et la politique avec une approche claire et directe.

Extraits du livre

« Sourire est une manière d’être présent dans le visage ; une autre manière est d’embrasser. Alors qu’un sourire sincère est involontaire, un baiser sincère est voulu. C’est du moins vrai pour le baiser d’affection. Dans le baiser de passion érotique, cependant, la volonté est aussi partiellement dépassée et dans ce contexte, le baiser purement voulu a une apparence d’insincérité. Le baiser érotique sincère est à la fois une expression de la volonté et un abandon mutuel. Ainsi, il nécessite une sorte de maîtrise de la bouche, pour que l’âme puisse exhaler à travers elle, et aussi s’abandonner là, à la périphérie de son être. Décrivant la tentation et la chute de Francesca da Rimini, Dante montre Francesca se remémorant le moment où elle et Paolo lisaient ensemble l’histoire de Lancelot et Guenièvre, et arrivaient au passage où Lancelot tombe victime du sourire de Guenièvre. Elle se souvient de la façon dont le sourire affectueux fut « embrassé par un tel amant ». Elle se souvient ensuite que Paolo embrasse, non pas son sourire, car elle ne souriait plus, mais sa bouche. Et à travers sa bouche, elle participe au tremblement de Paolo : « la bocca mi baciò tutto tremante « (L’Enfer, V, 136). La bouche, comme l’œil, est un point d’intersection de l’âme et du corps, de la personne et de l’animal. Francesca a pris conscience, à travers Guenièvre, de son propre sourire, puisque qu’elle a pris conscience de la liberté de choix qui soutient son amour. Puis Paolo l’embrasse, et son sourire devient une bouche, toute tremblante. Elle attribue ce tremblement à Paolo : et nous comprenons comment l’image de soi de Francesca a été vaincue. Elle éprouve son désir comme une force extérieure, une conquête, à laquelle elle est impuissante à résister, puisque cela a été transféré au « Je ». Le baiser érotique ne concerne pas seulement les lèvres : les yeux et les mains y jouent aussi un rôle essentiel. Et il est certain que Sartre a raison de penser que, dans la caresse du désir, je cherche, comme il le dit, à « incarner l’autre » – en d’autres termes, je cherche à faire passer dans la chair que je touche avec mes mains ou mes lèvres ce que Sartre appelle la liberté, et que j’appelle la perspective de la première personne. Sartre poursuit en affirmant que le désir sexuel est intrinsèquement paradoxal, car il ne peut atteindre son but qu’en possédant « une liberté comme liberté[1] » – c’est-à-dire en possédant la liberté de l’autre tout en la supprimant. Je ne suis pas d’accord avec cela. Mais je pense que le baiser du désir met en avant la même ambiguïté dans le visage que l’on retrouve dans l’alimentation. Les lèvres qu’on offre, amoureux, à un autre sont empreintes de subjectivité : elles sont les avatars du « je », invoquant la conscience de l’autre dans un don mutuel. C’est ainsi que le baiser érotique est représenté par Canova, par exemple, dans sa sculpture d’Éros et Psyché, Figure 4, et aussi par Rodin dans « Le Baiser », une œuvre initialement intitulée « Paolo et Francesca ». »
Aperçu
Ajouter à ma liste de souhaits

Le visage de Dieu

24,00€

Description

Première traduction française du livre de Sir Roger Scruton, Le visage de Dieu paru en 2012 sous le titre The Face of God. (Traduction et notes : Radu Stoenescu, philosophe)

Roger Scruton

Roger Scruton (1944-2020), philosophe britannique, a défendu avec conviction le conservatisme et les valeurs traditionnelles. Né dans un milieu modeste du Lincolnshire, il a tourné le dos aux idées socialistes de son père pour adopter une vision centrée sur la beauté, la communauté et la liberté. Diplômé de Cambridge, il a marqué les esprits dès 1980 avec The Meaning of Conservatism, devenant une voix forte contre le marxisme et le libéralisme radical. 
Scruton a joint l’action à la parole. Pendant la guerre froide, il a soutenu les dissidents d’Europe de l’Est, organisant des séminaires clandestins en Tchécoslovaquie pour promouvoir la liberté de pensée. Ses engagements ont montré son courage. Avec des ouvrages comme Beauty (2009) ou Fools, Frauds and Firebrands (2015), il a célébré la culture occidentale tout en critiquant ses excès. Installé dans une ferme du Wiltshire, il a vécu selon ses principes jusqu’à sa mort en 2020, laissant une trace qui interpelle encore. Il a écrit, au total, plus de cinquante livres, explorant la philosophie, l’esthétique et la politique avec une approche claire et directe.

Extraits du livre

« Sourire est une manière d’être présent dans le visage ; une autre manière est d’embrasser. Alors qu’un sourire sincère est involontaire, un baiser sincère est voulu. C’est du moins vrai pour le baiser d’affection. Dans le baiser de passion érotique, cependant, la volonté est aussi partiellement dépassée et dans ce contexte, le baiser purement voulu a une apparence d’insincérité. Le baiser érotique sincère est à la fois une expression de la volonté et un abandon mutuel. Ainsi, il nécessite une sorte de maîtrise de la bouche, pour que l’âme puisse exhaler à travers elle, et aussi s’abandonner là, à la périphérie de son être. Décrivant la tentation et la chute de Francesca da Rimini, Dante montre Francesca se remémorant le moment où elle et Paolo lisaient ensemble l’histoire de Lancelot et Guenièvre, et arrivaient au passage où Lancelot tombe victime du sourire de Guenièvre. Elle se souvient de la façon dont le sourire affectueux fut « embrassé par un tel amant ». Elle se souvient ensuite que Paolo embrasse, non pas son sourire, car elle ne souriait plus, mais sa bouche. Et à travers sa bouche, elle participe au tremblement de Paolo : « la bocca mi baciò tutto tremante « (L’Enfer, V, 136). La bouche, comme l’œil, est un point d’intersection de l’âme et du corps, de la personne et de l’animal. Francesca a pris conscience, à travers Guenièvre, de son propre sourire, puisque qu’elle a pris conscience de la liberté de choix qui soutient son amour. Puis Paolo l’embrasse, et son sourire devient une bouche, toute tremblante. Elle attribue ce tremblement à Paolo : et nous comprenons comment l’image de soi de Francesca a été vaincue. Elle éprouve son désir comme une force extérieure, une conquête, à laquelle elle est impuissante à résister, puisque cela a été transféré au « Je ». Le baiser érotique ne concerne pas seulement les lèvres : les yeux et les mains y jouent aussi un rôle essentiel. Et il est certain que Sartre a raison de penser que, dans la caresse du désir, je cherche, comme il le dit, à « incarner l’autre » – en d’autres termes, je cherche à faire passer dans la chair que je touche avec mes mains ou mes lèvres ce que Sartre appelle la liberté, et que j’appelle la perspective de la première personne. Sartre poursuit en affirmant que le désir sexuel est intrinsèquement paradoxal, car il ne peut atteindre son but qu’en possédant « une liberté comme liberté[1] » – c’est-à-dire en possédant la liberté de l’autre tout en la supprimant. Je ne suis pas d’accord avec cela. Mais je pense que le baiser du désir met en avant la même ambiguïté dans le visage que l’on retrouve dans l’alimentation. Les lèvres qu’on offre, amoureux, à un autre sont empreintes de subjectivité : elles sont les avatars du « je », invoquant la conscience de l’autre dans un don mutuel. C’est ainsi que le baiser érotique est représenté par Canova, par exemple, dans sa sculpture d’Éros et Psyché, Figure 4, et aussi par Rodin dans « Le Baiser », une œuvre initialement intitulée « Paolo et Francesca ». »
Ajouter au panierVoir le panier
Aperçu
Ajouter au panierVoir le panier
Aperçu
Ajouter à ma liste de souhaits
0
Panier
Votre panier est videRetourner vers la boutique
×